Le martin-pêcheur de mars

Mois après mois, découvrez les coulisses des images qui composent le Calendrier Indionature 2019. Ce billet de blog raconte l’histoire de la photo du mois de mars.

Femelle de martin-pêcheur

Martin, le pêcheur du radeau 

Il y a des oiseaux qui ne demandent pas de présentation… Dites « martin-pêcheur » et tout le monde opinera du chef. Pourtant, souvent cette flèche turquoise ne fait que passer à toute vitesse sans vraiment se laisser admirer. N’est-ce pas ? J’ai la chance d’observer régulièrement ce bel oiseau près de chez moi, sur le lac de Neuchâtel. Lors de mes sorties avec le radeau flottant pour le livre Le lac aux oiseaux il y a parfois une martine (la femelle se reconnaît à la mandibule inférieure du bec de couleur orangée) qui vient se poser… sur mon affût! 🙂 En effet, les arceaux et le tissu de camouflage de la tente qui dissimule mon radeau constituent un excellent perchoir: le martin-pêcheur se pose et reste à l’affût des poissons. Pratique pour lui, un peu moins pour moi, qui n’ose plus bouger.  

Femelle de martin-pêcheur

Toilette intime

Heureusement que ce n’est pas toujours comme ça. Un après-midi de mars de l’an dernier, alors que je photographie les parades des grèbes, j’entends le coup de sifflet typique du martin-pêcheur. Je regarde par les petites fenêtres de mon affût flottant et le vois passer comme une bombe en direction des roseaux. J’avance en marchant sur le fond du lac et en poussant mon radeau. Quelques minutes plus tard, je retrouve Madame Orange et Turquoise posée entre les phragmites, en train de se toiletter. Je m’approche prudemment jusqu’à la limite de mise au point de mon téléobjectif: 4.5 m ! L’oiseau ne bronche pas et continue son manège pour entretenir sa robe colorée. 

Femelle de martin-pêcheur

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