I volpacchiotti di maggio

(articolo unicamente in francese)

Mois après mois, découvrez les coulisses des images qui composent le Calendrier Indionature 2019. Ce billet de blog raconte l’histoire de la photo du mois de mai.

En ce jour de mai 2018, la bise souffle à décorner les bœufs. J’hésite longuement en voyant les vagues crêtées de blanc sur le bleu du lac. Avec ce vent, les renardeaux ne sortiront peut-être même pas… mais qui sait? Curieux, je décide d’aller voir. Je m’habille chaudement, prends mon matériel et me dirige vers ma résidence printanière: une petit coin de forêt perdu entre les champs et les pâturages, près de chez moi. Cela fait cinq ans que chaque printemps je passe une bonne partie de mes soirées et de mes matins à l’affût des renardeaux à leurs premières sorties. Cette année la petite famille est composée de cinq petits et habite dans un ancien terrier de blaireau.

Camouflé par la bise

En me dirigeant vers ma cachette, je remarque qu’à part un milan noir et quelques pinsons des arbres aucun autre oiseau ne chante à cause du vent froid qui souffle ininterrompu. Je commence à douter de mon idée de me mettre à l’affût par de telles conditions. J’arrive sur place sans trop devoir prêter attention où je mets les pieds: complice, la bise efface le bruit de mes pas sur les feuilles mortes et noie mon odeur parmi les fragrances du sous-bois printanier. Dans ma cachette, l’attente commence. Aucune trace des renardeaux. Décidément, le vent ne semble pas leur donner envie de sortir. Une mésange charbonnière vient même recueillir quelques poils de renard devant la gueule de la tanière!
Ennuyé, je jette un œil par l’une des petites fenêtres de l’affût… Et là, surprise! Les renardeaux sont juste là, à moins de dix mètres, profondément endormis sur un matelas de lierre! En profitant une fois de plus du vent qui couvre mon avancée, je les approche à plat ventre pour les photographiés au ras du sol. De temps à autre, l’un ou l’autre des jeunes se réveille et regarde aussi dans ma direction sans me voir.

Magique. Je passe un long moment à les regarder rêver, renifler dans le sommeil ou bailler entre deux siestes. Satisfait, je m’en vais sur la pointe des pieds avec la bise, sans me tourner.

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